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Je n'aime plus mon travail : faut-il partir ou est-ce une mauvaise période ?

Photo du rédacteur: Clothilde Paris-Arnoult
Clothilde Paris-Arnoult
il y a 23 heures
14 min de lecture

Vous aimiez peut-être votre travail auparavant. Vous vous sentiez impliqué(e), intéressé(e) par vos missions ou simplement satisfait(e) de votre quotidien professionnel. Mais depuis quelque temps, quelque chose a changé.


Vous avez moins envie d'aller travailler. Certaines tâches qui ne vous dérangeaient pas auparavant vous pèsent davantage. Vous vous surprenez à regarder les offres d'emploi, à imaginer une reconversion ou à vous demander régulièrement si vous ne devriez pas tout simplement partir.


Une question finit alors par s'installer : « Est-ce que je n'aime vraiment plus mon travail ou est-ce que je traverse simplement une mauvaise période ? ». En tant que psychologue du travail, c'est une interrogation que je rencontre régulièrement en consultation. Et elle est rarement aussi simple qu'elle en a l'air.


Car ne plus aimer son travail peut recouvrir des réalités très différentes. On peut ne plus se reconnaître dans son métier, mais on peut aussi aimer profondément son métier et ne plus supporter les conditions dans lesquelles on l'exerce. Une surcharge de travail, un changement de manager, des tensions dans une équipe, un manque de reconnaissance ou une période d'épuisement peuvent considérablement modifier la manière dont nous percevons notre activité professionnelle.


À l'inverse, il arrive aussi que ce malaise traduise quelque chose de plus profond. Nos attentes peuvent évoluer, certaines missions peuvent ne plus nous stimuler, nos valeurs peuvent changer ou nous pouvons simplement arriver au terme d'une étape de notre parcours professionnel.


Dans ces moments-là, la tentation est souvent de chercher rapidement une réponse : rester ou partir ?

Pourtant, avant de prendre une décision aussi importante, une autre question mérite peut-être d'être posée : qu'est-ce que je n'aime plus exactement dans mon travail ? Mon métier ? Mes missions ? Mon entreprise ? Mon manager ? Mes conditions de travail ? La place que mon travail occupe dans ma vie ? Ou simplement la manière dont je me sens actuellement ?

Faire cette distinction permet souvent de regarder la situation autrement. Car selon la réponse, la solution ne sera pas nécessairement de démissionner ou de changer complètement de métier.


Dans cet article, je vous propose donc de prendre le temps de comprendre ce qui peut se cacher derrière cette impression de ne plus aimer son travail, d'identifier les signes qui peuvent indiquer qu'il s'agit d'une période difficile ou, au contraire, d'un besoin plus profond de changement, et de réfléchir aux questions à se poser avant de décider de partir.


Ne plus aimer son travail ne signifie pas forcément ne plus aimer son métier

Lorsque l'on commence à ne plus se sentir bien au travail, il est tentant de remettre en question l'ensemble de son choix professionnel :

  • « Je me suis peut-être trompé(e) de métier. »

  • « Ce travail n'est finalement pas fait pour moi. »

  • « J'ai besoin de faire complètement autre chose. »


Pourtant, avant d'envisager une reconversion ou un changement radical de trajectoire, il peut être utile de distinguer plusieurs choses : votre métier, votre poste et l'environnement dans lequel vous exercez aujourd'hui.


On peut en effet continuer à aimer son métier, tout en ne supportant plus son poste actuel.

Prenons l'exemple d'une personne qui a toujours apprécié son activité, mais qui connaît depuis plusieurs mois une augmentation importante de sa charge de travail, un changement de manager et une diminution progressive de son autonomie. Les missions sont globalement les mêmes, mais les conditions dans lesquelles elles sont réalisées ont profondément changé.


Progressivement, cette personne peut avoir l'impression de ne plus aimer son travail. Pourtant, ce n'est peut-être pas son métier qui est devenu problématique, mais la manière dont elle peut aujourd'hui l'exercer.


Cette distinction est importante, car notre satisfaction professionnelle ne dépend pas uniquement du contenu de notre métier. L'autonomie dont nous disposons, la qualité des relations professionnelles, le soutien reçu, les possibilités d'utiliser nos compétences ou encore les conditions dans lesquelles nous réalisons notre activité influencent également fortement la manière dont nous vivons notre travail (Humphrey et al., 2007).


  1. Qu'est-ce que vous n'aimez plus exactement ?

Lorsque j'accompagne une personne qui envisage de quitter son emploi, l'un des premiers enjeux consiste donc à préciser ce qui est devenu difficile.

Est-ce le contenu même des missions qui ne vous intéresse plus ? Est-ce la charge de travail ? Le fonctionnement de votre entreprise ? Votre relation avec votre manager ? Le manque de reconnaissance ? L'absence de perspectives d'évolution ? Le sentiment de ne plus avoir suffisamment d'autonomie ? Ou encore l'impression que votre travail prend aujourd'hui trop de place dans votre vie ?


Cette réflexion peut sembler simple, mais elle change considérablement la manière d'envisager la suite :

Si vous aimez toujours vos missions mais que votre environnement professionnel est devenu délétère, changer d'entreprise peut parfois être suffisant.

Si vous appréciez votre entreprise mais que votre poste ne vous stimule plus, une mobilité interne ou une évolution des missions peut être envisagée.

Si, au contraire, ce sont les activités centrales de votre métier qui ne vous intéressent plus, la réflexion pourra davantage porter sur une évolution professionnelle ou une reconversion.

Enfin, si tout vous paraît soudainement insupportable alors que vous aimiez encore votre travail quelques mois auparavant, il peut être pertinent de ne pas conclure trop rapidement que vous vous êtes trompé(e) de voie.


  1. Se demander ce qui a changé

Une question particulièrement utile consiste alors à comparer la situation actuelle à une période où votre rapport au travail était différent.


Qu'est-ce qui a changé entre le moment où ce travail vous convenait et aujourd'hui ?


Parfois, la réponse apparaît assez rapidement : une réorganisation, une augmentation de la charge, le départ d'un collègue, un nouveau manager, une succession de conflits, une diminution de l'autonomie ou encore un changement important dans sa vie personnelle.

Dans d'autres situations, aucun événement précis ne ressort. Le désengagement s'est installé progressivement. Les missions intéressent moins, les perspectives ne correspondent plus aux aspirations actuelles et ce qui constituait autrefois une source de motivation ne suffit plus.


Cela peut aussi arriver sans qu'il y ait nécessairement un problème à résoudre. Nous évoluons au cours de notre vie professionnelle. Un travail qui nous correspondait parfaitement à 25 ou 30 ans peut ne plus répondre à nos attentes quelques années plus tard.

L'enjeu n'est donc pas de chercher immédiatement à savoir s'il faut rester ou partir, mais d'abord de comprendre ce qui s'est transformé dans la relation que vous entretenez avec votre travail.


Et cette analyse est d'autant plus importante lorsqu'une fatigue importante ou un épuisement s'est installé. Car lorsque l'on est épuisé, il devient parfois très difficile de savoir si l'on ne veut réellement plus exercer son métier… ou si l'on n'a simplement plus les ressources nécessaires pour l'apprécier comme auparavant.


Fatigue, stress, burn-out : quand l'épuisement modifie notre rapport au travail

Lorsque l'on est épuisé depuis plusieurs semaines ou plusieurs mois, il peut devenir difficile de savoir ce que l'on pense réellement de son travail. Des missions que l'on appréciait auparavant deviennent pesantes. Les sollicitations semblent plus difficiles à supporter. On se sent moins patient(e), moins disponible, parfois moins efficace. Le dimanche soir devient source d'appréhension et l'idée même de retourner travailler peut provoquer un profond découragement. Dans ces moments-là, une conclusion peut rapidement s'imposer : « Je n'aime plus mon travail. » C'est parfois vrai. Mais ce n'est pas la seule explication possible.


  1. Quand on n'a plus les ressources pour apprécier ce que l'on aimait

L'épuisement professionnel ne se traduit pas uniquement par de la fatigue. Lorsqu'il devient important, il peut également s'accompagner de difficultés de concentration, d'attention, de mémoire ou de prise de décision.

Dans cet état, des tâches auparavant ordinaires peuvent demander beaucoup plus d'efforts.

Répondre à plusieurs sollicitations simultanément, participer à une réunion, prendre une décision ou simplement organiser sa journée peut devenir particulièrement coûteux.

Ce n'est donc pas nécessairement l'intérêt pour le métier qui a disparu : c'est parfois la capacité à exercer ce métier dans les mêmes conditions qu'auparavant qui s'est temporairement fragilisée. Cette distinction est essentielle. Car lorsque chaque journée de travail devient une épreuve, il est compréhensible d'avoir envie de s'éloigner de ce qui semble être à l'origine de cet épuisement.

Si cette perte d'intérêt pour votre travail s'accompagne d'une fatigue persistante, de difficultés à récupérer, de troubles du sommeil, d'une irritabilité inhabituelle ou du sentiment de ne plus avoir les ressources nécessaires pour faire face à votre activité, il peut être utile de s'interroger plus largement sur un éventuel épuisement professionnel.

→ À lire également : « Comment savoir si je fais un burn-out ? »


  1. « Je veux partir » ou « je veux que cette situation s'arrête » ?

C'est une distinction que je trouve particulièrement importante dans l'accompagnement psychologique. Lorsqu'une personne envisage de quitter son travail, il peut être intéressant de chercher à comprendre ce que signifie réellement cette envie de partir.

Est-ce : « Je ne veux plus exercer ce métier » ?

Ou plutôt :

« Je ne peux plus continuer à travailler comme cela » ?

Les deux phrases peuvent sembler proches. Pourtant, elles ne racontent pas la même chose.

Dans le premier cas, il peut effectivement exister un désir d'évolution professionnelle, de changement de métier ou de reconversion.

Dans le second, ce sont peut-être avant tout les conditions actuelles qui sont devenues difficiles à supporter : une charge de travail excessive, un conflit, un manque de soutien, des objectifs difficilement atteignables, une perte d'autonomie ou une organisation qui ne permet plus de réaliser son travail dans de bonnes conditions.

Et parfois, il existe simplement un besoin important de repos et de récupération.


  1. Éviter de prendre une décision importante uniquement pour faire cesser la souffrance

Lorsque la situation professionnelle devient très difficile, partir peut apparaître comme la seule solution permettant de retrouver rapidement du soulagement. Cette envie doit être entendue. Elle peut constituer un indicateur important de ce qui n'est plus acceptable dans la situation actuelle.

Mais lorsque cela est possible, il peut être utile de distinguer le besoin immédiat de sortir d'une situation devenue intolérable d'un véritable projet de changement professionnel.

Cela ne signifie évidemment pas qu'il faudrait rester coûte que coûte dans un environnement qui fait souffrir. Certaines situations nécessitent effectivement de partir ou de se protéger rapidement. L'enjeu est plutôt de ne pas confondre systématiquement « je ne peux plus continuer dans ces conditions » avec « je ne veux plus exercer ce métier ».

Une question peut alors être particulièrement éclairante : « Si j'étais reposé(e), que ma charge de travail redevenait raisonnable et que les difficultés actuelles disparaissaient, aurais-je toujours envie de partir ? »

Il n'est pas toujours possible d'y répondre immédiatement. Et c'est justement une information importante.

Parfois, avant de décider s'il faut rester, partir ou se reconvertir, la première étape consiste à retrouver suffisamment de ressources pour pouvoir réfléchir à nouveau à son avenir professionnel.

Pour les personnes qui traversent ou ont traversé un burn-out, cette réflexion prend également une importance particulière au moment d'envisager le retour au travail : reprendre le même poste, retourner dans la même entreprise ou poursuivre le même métier sont trois questions différentes.


  1. Une période difficile n'annule pas nécessairement tout un parcours professionnel

Il arrive que des personnes qui se sont toujours senties compétentes dans leur métier commencent, après plusieurs mois de difficultés, à remettre en question l'ensemble de leur parcours.

  • « Je ne suis peut-être finalement pas fait(e) pour ça. »

  • « J'aurais dû choisir autre chose. »

  • « Je ne me vois plus jamais refaire ce travail. »

Ces pensées peuvent correspondre à un véritable changement d'aspirations. Mais lorsqu'elles apparaissent dans un contexte de stress ou d'épuisement important, il peut être utile de ne pas les considérer immédiatement comme des conclusions définitives.

La question n'est donc pas seulement : « Est-ce que j'aime encore mon travail ? ». Elle peut aussi devenir : « Est-ce que je n'aime plus mon travail, ou est-ce que je n'aime plus la manière dont je suis obligé(e) de le vivre aujourd'hui ? ». C'est souvent en répondant progressivement à cette question que l'on peut commencer à distinguer une période professionnelle difficile d'un besoin plus profond de changement.


Quand le problème vient réellement du travail

Nous avons vu qu'une période de fatigue ou d'épuisement pouvait modifier la manière dont nous percevons notre activité professionnelle. Mais il serait tout aussi réducteur d'expliquer systématiquement le mal-être au travail par l'état psychologique de la personne.

Parfois, le problème vient réellement du travail tel qu'il est aujourd'hui organisé et vécu.


On peut être compétent(e), investi(e) et pourtant constater que son activité professionnelle ne nous convient plus. Parce que le poste a changé, parce que les conditions de travail se sont progressivement dégradées ou simplement parce que nos attentes ont évolué.


  1. Lorsque les conditions de travail ne permettent plus de s'épanouir

Notre satisfaction professionnelle ne dépend pas uniquement de notre motivation personnelle. L'autonomie, le contenu des tâches, les relations professionnelles, le soutien disponible ou encore la possibilité d'utiliser ses compétences participent également à la manière dont nous vivons notre travail (Humphrey et al., 2007).

Une personne peut donc continuer à aimer son métier tout en ne supportant plus les conditions dans lesquelles elle doit l'exercer.

Une charge de travail devenue excessive, une réorganisation, un changement de management, un manque de reconnaissance ou une diminution de l'autonomie peuvent progressivement transformer le rapport que l'on entretient avec son activité.

La question devient alors moins :

« Est-ce que je me suis trompé(e) de métier ? »

que :

« Est-ce que je pourrais encore aimer ce métier si je l'exerçais dans d'autres conditions ? »


  1. Quand le travail ne correspond plus à ce que l'on recherche

Dans d'autres situations, il n'existe pas nécessairement de difficulté majeure dans l'organisation.

Le travail est simplement devenu moins intéressant. Les missions ne stimulent plus autant qu'auparavant. On ne comprend plus toujours l'utilité de ce que l'on fait ou l'on constate un décalage croissant entre ses propres valeurs et ce qui est attendu dans son activité.

Cette perte d'intérêt peut parfois s'inscrire dans une perte de sens au travail, voire dans une situation de brown-out.


Mais elle peut aussi traduire une évolution plus naturelle de nos attentes professionnelles.

Ce que l'on recherchait dans son travail quelques années auparavant n'est pas nécessairement ce que l'on souhaite aujourd'hui. Avec le temps, l'autonomie, l'équilibre de vie, les responsabilités, les relations professionnelles, la stimulation intellectuelle ou encore l'utilité que l'on attribue à son activité peuvent prendre une importance différente.

Un travail peut donc avoir correspondu à une période de notre vie et ne plus nous convenir aujourd'hui, sans que cela signifie que le choix initial était une erreur.

Avant de décider de partir, il peut alors être utile de se demander : « Qu'est-ce que j'attends aujourd'hui de mon travail que je n'y trouve plus ? »

La réponse permet souvent de comprendre si la situation actuelle peut encore évoluer… ou si le besoin de changement est devenu plus profond.


Alors, faut-il rester ou partir ?

Lorsque l'on ne se sent plus bien dans son travail, on aimerait parfois pouvoir répondre simplement à cette question : est-ce que je dois rester ou partir ?

Il n'existe pas de réponse valable pour toutes les situations. En revanche, certaines questions permettent de prendre du recul et de mieux comprendre ce que l'on cherche réellement à changer.


Avant de prendre une décision, vous pouvez notamment vous demander :

  • Qu'est-ce que je veux réellement quitter ? Mon poste, mon manager, mon entreprise, mon secteur d'activité ou mon métier ?

  • Si mes conditions de travail s'amélioraient, aurais-je toujours envie de partir ?

  • Depuis combien de temps cette envie est-elle présente ? Est-elle apparue après un événement particulier ou s'est-elle installée progressivement ?

  • Qu'est-ce que je voudrais retrouver ailleurs ? Plus d'autonomie, de sens, de reconnaissance, de stimulation, de stabilité ou un meilleur équilibre de vie ?

  • Existe-t-il encore des possibilités d'évolution dans ma situation actuelle ? Une évolution des missions, un changement d'équipe ou une mobilité interne pourraient-ils modifier la situation ?

  • Dans quel état suis-je en train de prendre cette décision ? Suis-je suffisamment disponible psychologiquement pour réfléchir à la suite ou suis-je surtout épuisé(e) et à la recherche d'une solution pour que la situation actuelle s'arrête ?

Ces questions n'ont pas pour objectif de vous convaincre de rester. Elles permettent plutôt de distinguer ce qui ne vous convient plus de ce que vous souhaitez réellement changer.


  1. Partir ne signifie pas forcément tout recommencer

Lorsque l'on ne supporte plus son travail, on peut rapidement imaginer qu'il faut « tout changer ». Pourtant, plusieurs niveaux de changement sont possibles.

Vous pouvez avoir besoin de faire évoluer votre poste tout en restant dans la même entreprise. Vous pouvez aimer votre métier mais souhaiter l'exercer dans une autre organisation. Vous pouvez vouloir changer de secteur tout en conservant une grande partie de vos compétences. Et parfois, effectivement, la réflexion conduit vers une reconversion plus profonde.

L'enjeu est surtout d'identifier à quel niveau se situe votre insatisfaction, afin de ne pas abandonner ce qui vous convient encore avec ce qui ne vous convient plus.


  1. Ne pas seulement savoir ce que l'on veut quitter

Lorsque l'envie de partir devient forte, l'attention se concentre naturellement sur ce que l'on ne veut plus : cette pression, ces horaires, ce management, ces missions ou cette organisation.

Identifier ces éléments est important. Ils permettent de comprendre ce qui est devenu difficile ou n'est plus acceptable.

Mais pour construire la suite, une autre question devient progressivement nécessaire : « Qu'est-ce que je souhaite retrouver dans mon prochain environnement professionnel ? »

Davantage d'autonomie ? Des relations professionnelles plus sereines ? Un travail plus stimulant ? Un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle ? Des responsabilités différentes ? La possibilité de faire un travail davantage en accord avec vos valeurs ?

Passer progressivement de « ce que je veux quitter » à « ce que je veux construire » permet de transformer une envie de départ en véritable réflexion professionnelle.

Parfois, cette réflexion confirme qu'il est temps de partir. Dans d'autres situations, elle permet de comprendre que ce n'est finalement pas son métier que l'on souhaite quitter, mais certaines conditions dans lesquelles on l'exerce. Dans les deux cas, avoir identifié ce qui ne convient plus et ce que l'on souhaite retrouver permet d'aborder la suite avec davantage de clarté.


En résumé : ne plus aimer son travail ne signifie pas forcément qu'il faut partir

Ne plus aimer son travail peut être déstabilisant, surtout lorsque l'on s'y sentait auparavant investi(e) ou que l'on a construit une partie importante de son parcours professionnel autour de ce métier.

Pourtant, ce sentiment ne signifie pas nécessairement qu'il faut tout quitter. Une période de fatigue ou d'épuisement, une évolution des conditions de travail, un changement de management ou une perte de sens peuvent profondément modifier la manière dont nous vivons notre activité professionnelle.

À l'inverse, il arrive aussi que nos attentes aient réellement évolué et que notre travail ne corresponde tout simplement plus à ce que nous recherchons aujourd'hui.

Avant de décider de rester ou de partir, l'enjeu est donc surtout de comprendre ce qui ne convient plus : le métier lui-même, le poste, l'entreprise, les conditions de travail ou la place que le travail occupe dans notre vie.

Cette réflexion permet progressivement de passer de la question « Est-ce que je dois partir ? » à une autre, souvent plus utile : « De quoi ai-je besoin aujourd'hui pour me sentir mieux dans mon travail ? »


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En tant que psychologue du travail, j'accompagne les personnes qui s'interrogent sur leur situation professionnelle, traversent une période de perte de sens, de stress ou d'épuisement, ou souhaitent prendre du recul avant une décision importante concernant leur travail.

Chaque accompagnement est adapté à votre situation afin de mieux comprendre les difficultés rencontrées, identifier ce qui ne vous convient plus et clarifier vos besoins et vos priorités pour la suite.

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Sources et références scientifiques

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Deligkaris, P., Panagopoulou, E., Montgomery, A. J., & Masoura, E. (2014). Job burnout and cognitive functioning: A systematic review. Work & Stress, 28(2), 107–123. https://doi.org/10.1080/02678373.2014.909545

Gavelin, H. M., Domellöf, M. E., Åström, E., Nelson, A., Launder, N. H., Neely, A. S., & Lampit, A. (2022). Cognitive function in clinical burnout: A systematic review and meta-analysis. Work & Stress, 36(1), 86–104. https://doi.org/10.1080/02678373.2021.2002972

Humphrey, S. E., Nahrgang, J. D., & Morgeson, F. P. (2007). Integrating motivational, social, and contextual work design features: A meta-analytic summary and theoretical extension of the work design literature. Journal of Applied Psychology, 92(5), 1332–1356. https://doi.org/10.1037/0021-9010.92.5.1332


 
 
 

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